L'objectif de cet ouvrage n'est pas celui d'une exhaustivité mais d'arrêts sur des moments d'un parcours de création et sur certaines œuvres pour introduire à un univers qu'il faudra encore découvrir. Dans Vaste est la prison, la romancière écrivait :

 

« Longtemps, j'ai cru qu'écrire c'était mourir, mourir lentement. Déplier à tâtons un linceul de sable ou de soie sur ce que l'on a connu piaffant palpitant. L'éclat de rire-gelé Le début de sanglot-pétrifié.

 Oui, longtemps, parce que, écrivant, je me remémorais, j'ai voulu m'appuyer contre la digue de la mémoire, ou contre son envers de pénombre, pénétrée peu à peu de son froid.

 Et la vie s'émiette ; et la trace vive se dilue.

Silence de l'écriture, vent du désert qui tourne sa meule inexorable, alors que ma main court, que la langue du père (langue d'ailleurs muée en langue paternelle) dénoue peu à peu, sûrement les langes de l'amour mort ; et le murmure affaibli des aïeules loin derrière, la plainte hululante des ombres voilées flottant à l'horizon, tant de voix s'éclaboussent dans un lent vertige de deuil-alors que ma main court... »

 

Quatre universitaires algériennes, complices depuis les bancs de l'université d'Alger, proposent leur lecture de l'œuvre désormais close d'Assia Djebar. Elles veulent ainsi participer au décryptage d'une création, connue internationalement, consacrée désormais dans son pays.

Ouvrage collectif - Assia Djebar 1936-2015 écrire pour se raconter

650,00دجPrix
  • ISBN:

    9789947430552

  • Nombre de pages :

    109

  • Edition:

    Média-Plus

  • Date de parution:

    2019